L’émail

« how to… » retrouvez la technique de l’émail dans une vidéo présentant mon travail

 

Fabrice Rotenhauser artiste émailleur

Tout le faict doncques de l’esmaillerie dépend des metaux, et du verre ; lesquels joints et uniz ensemble par diverses proportions et manieres, constituent l’esmail : car ces deux substances symbolisent beaucoup, et ont fort grande convenance l’une avec l’autre, encore que de prime face il ne le semble pas. Premièrement en ce que ce sont les derniers et plus accomplis chefs d’œuvre ; ceux-là de la nature, et cettui-dy de l’artifice venant de l’action du feu .
Blaise de Vigenères – Traicté du feu et du sel (1618)

 

 

 

la chose

 

L’émail est un mélange d’oxyde de plomb, de silice, de minium, de potasse et de soude. Par
une fusion à haute température de ces différents composants, on obtient, en ajoutant un
liant, et après broyage, une poudre incolore appelée fondant qui s’apparente davantage au
cristal qu’au verre. On colore ce « fondant » par addition d’oxydes métalliques. Ce mélange
est déposé sur un support de métal : or, argent, cuivre, bronze ou encore acier.

L’art de l’émailleur consiste à fixer la poudre d’émail sur son support métallique par de
courtes cuissons successives de l’ordre de 800 degrés. De nombreuses techniques sont
utilisées : l’émail peint, l’émail champlevé, cloisonné, l’émail de basse-taille et l’émail de
Plique.
L’alliance de l’émail et du métal a trouvé de nombreuses expressions dans la décoration
d’objets liturgiques, domestiques ou encore dans la décoration des bijoux et du mobilier.

Le Moyen Age constitue l’âge d’or de l’émail notamment dans le Limousin. Les ateliers locaux
stimulés par la renommée de l’abbaye de Saint-Martial, étape réputée sur les chemins de
Compostelle, font de Limoges l’un des foyers de l’émaillerie européenne.

INMA

 

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